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CORRIGE SVT 2010 TERMINALE S
ROC
L’histoire de la Terre est jalonnée de crises biologiques marquées par une disparition massive et brutale d’espèces sur une grande partie du globe terrestre. La crise est suivie par l’évolution radiative d’espèces jusqu’alors minoritaires. Les causes de ces crises sont d’origine géologique. La crise C/T est l’une d’entre elles ; elle s’est déroulée il y a 65 millions d’années et marque la limite entre les ères secondaire et tertiaire. Nous verrons dans un premier temps les conséquences de cette crise sur les êtres vivants (biosphère), puis, dans un second temps, nous évoquerons les causes possibles de cette crise.
I) Les conséquences de la crise C/T sur la biosphère
En milieu océanique, cette crise est marquée par une couche d’argile entre calcaires et marnes. L’absence de calcaire indique la disparition des Coccolitophoridés, microplancton dont les tests permettent la formation du calcaire. Nous noterons également la disparition des Ichtyosaures, des ammonites. Ces espèces font partie des exterminés. En milieu continental, les exterminés sont les dinosaures, les ptérosaures, certains reptiles (tortues et crocodiliens quant à eux, traversent cette crise). Pour la flore, on note la diminution du nombre d’espèces de gymnospermes ; par contre les fougères se développent énormément au moment de la crise, ce sont des profiteurs (les conditions de la crise leurs sont favorable). Après la crise, les angiospermes se développent. Cette crise permettra le développement des mammifères et des oiseaux, survivants géniteurs profitant des niches écologiques laissées vacantes par les exterminés. En moins de 10 millions d’années, la plupart des espèces de mammifères actuels seront déterminées.
II) Les causes possibles de la crise C/T
Plusieurs indices, présents dans la couche d’argile, ont permis d’émettre l’hypothèse de 2 causes : chute de météorites et volcanisme intensif. Ces indices sont les suivants : concentration très importante en iridium alors qu’il y en a peu dans la croûte terrestre ; par contre il y a de fortes concentrations de cet élément dans les météorites et lors de certaines éruptions volcaniques. Quartz choqués ; on les trouve dans les cratères d’impact météoritique ou de bombe nucléaire ; lors de certaines éruptions, on trouve des minéraux choqués. Sphérules basaltiques ; elles se forment lorsque des gouttelettes de basalte se refroidissent dans l’atmosphère. Magnétites nickélifères : ne se forment que lorsqu’une météorite traverse l’atmosphère.
Ces deux hypothèses sont confirmées par les Trapps du Deccan en Inde ; ce sont des coulées de lave de plusieurs kilomètres d’épaisseur et d’une superficie représentant environ les 2/3 de la France ; Elles sont datées d’environ 65 millions d’années ; ces coulées correspondent à un volcanisme de point chaud (sous l’actuelle île de la Réunion) ; l’éruption aurait duré plusieurs milliers d’années. On trouve un cratère d’impact météoritique de -65 millions d’années au Mexique ; c’est le cratère de Chicxulub au niveau du golfe du Mexique. Il fait environ 200 Km de diamètre et correspondrait à l’impact d’une météorite d’une vingtaine de kilomètres de diamètre ayant une trajectoire oblique. Dans les deux cas, des poussières éjectées vers l’atmosphère opacifient celle-ci. Les rayons du Soleil passant très mal, s’ensuit une baisse de la température et une baisse de la photosynthèse. Les êtres vivants ne pouvant s’adapter à une température plus basse vont disparaître, par contre les homéothermes comme les mammifères s’adapteront. Les eaux de surface seront prises dans les glaces, ce qui entraînera une baisse du niveau marin. Les espèces vivant sur le plateau continental vont disparaître (plus de biotope), celles des profondeurs vont entrer en compétition (les mieux adaptées prolifèreront). La baisse de photosynthèse touchera toute la chaîne alimentaire.
Les crises biologiques participent à l’évolution des êtres vivants mais de façon brutale. Le<s Hommes utilisent les crises pour établir un calendrier des temps géologiques. EXERCICE II 1
On étudie 1 caractère (monohybridisme), la forme de la crête des coqs. On suppose ce caractère porté par un seul gène. On nous indique que le sens des croisements ne change rien aux résultats, donc le gène est autosomal.
On notera « r+ »l’allèle conduisant à une crête en rose et « r » celui conduisant à une crête simple.
Etude du 1er croisement Coq [ crête en rose] * poule [ crête simple]
F1 : 100% [ crête en rose] On en déduit que [crête en rose] est dominant sur [crête simple]. Les parents étant homozygotes, les individus de F1 sont forcément hétérozygotes : r+//r.
Etude du 2ème croisement Poule F1 * coq [crête simple] Génotypes : r+//r * r//r On établi le tableau de fécondation de ce croisement :
Les différents gamètes étant équiprobables, on attend, si l’hypothèse est juste, 50% de crêtes en rose et 50% de crêtes simple. C’est ce que l’on observe, l’hypothèse est donc validée II 2 spé.
La grotte Cosquer, dans les calanques de Marseille, fut habitée de – 20000 à – 7000 ans. Nous montrerons à travers l’analyse du corpus de documents que les variations du niveau marin expliquent que cette grotte n’est plus habitée depuis 7000 ans.
Les paléorivages correspondent aux anciennes limites océan/littoral. Leur localisation permet de situer les anciens niveaux marins. Le doc. 1 nous montre, autour de Marseille, les variations de cette limite mer/littoral. Il y a 20000 ans, cette limite se situait à -130m, puis, il y a 11700 ans à -90m et enfin, il y a 8500 ans à -50m. Entre -20000 et -8500 ans, la grotte Cosquer ( entrée à -36m) est donc émergée et son entrée est accessible aux hommes préhistoriques. Les docs 2a et 2b permettent de voir la répartition de certains Foraminifères dans la mer Méditerranée. Nous remarquons que ce sont des indicateurs de température de l’eau. En effet, les Globorotalia ne vivent ni dans les eaux polaires, ni dans les eaux tropicales. Les trouver, indique donc une eau tempérée. De la même façon, le doc 2b nous indique que les Globigérinoïdes vivent dans des eaux plutôt chaudes alors que les Turborotalita vivent dans des eaux froides. Les graphiques du doc.2a qu’avant -8000 ans la Méditerranée est dépourvue de Globorotalia et de Globigérinoïdes, alors que les Turborotalia sont présents vers -10000 ans et -14000 ans. On peut déduire qu’avant -8000 ans la Méditerranée est une mer froide. Ceci est confirmé par le doc.3 qui montre que les glaciers recouvrent une grande partie de l’Europe (jusqu’à la France) à cette époque. L’eau, prise dans les glaces, le niveau marin diminue. A partir de -8000 ans, les Globorotalia se développent dans les eaux de la Méditerranée, ainsi que, dans une moindre mesure, les Globigérinoïdes. Par contre, les Turborotalia disparaissent totalement, indiquant que les eaux de la Méditerrané se réchauffent depuis -8000 ans.
Tous ces documents nous permettent d’émettre l’hypothèse qu’à partir de -7000 ans, l’entrée de la grotte Cosquer a été submergée, empêchant l’accès de la grotte aux hommes préhistoriques. Ceci est dû à un réchauffement climatique qui a entraîné une fonte des glaciers continentaux et donc provoqué une élévation du niveau marin.
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